On entend souvent qu’il faut mettre de l’engrais “au printemps”. Ce n’est pas faux, mais un mois ne dit pas grand-chose. Mars peut être doux à Bordeaux et glacial à Strasbourg la même semaine. Ce qui compte pour le gazon, c’est la température du sol, l’humidité et le temps écoulé depuis le dernier apport.
Quand mettre le premier engrais au printemps ?
Quand l’herbe repousse. Les racines n’absorbent vraiment l’azote qu’au-dessus d’environ 8 °C dans le sol. Dans le sud et sur la côte atlantique, c’est souvent dès mi-mars. Dans l’est, en montagne et après un hiver froid, plutôt en avril.
La règle la plus simple : si vous avez déjà tondu une ou deux fois, la pelouse pousse et peut utiliser l’engrais. Des granulés épandus sur un gazon encore en dormance restent au sol et partent en partie avec les pluies de printemps.
Combien de fois par an ?
Pour un jardin classique, ce calendrier suffit :
| Quand | Quoi | Pourquoi |
|---|---|---|
| Mi-mars à avril | Engrais gazon riche en azote, idéalement à libération lente | Reprise de la pousse et de la couleur |
| Mai ou juin | Deuxième apport, un peu plus léger | Seulement si la pelouse est verte et qu’il ne fait pas trop sec |
| Septembre à début octobre | Engrais automne, peu d’azote, beaucoup de potassium | Racines plus fortes, meilleure résistance au froid et aux maladies |
Laissez au moins trois semaines entre deux apports, six c’est mieux. Remettre de l’engrais deux semaines après le premier, alors qu’il agit encore, c’est la meilleure façon de brûler la pelouse.
Comment savoir si c’est le bon jour ?
Trois critères décident si l’engrais devient un beau gazon ou de l’argent perdu :
- La température. Le ray-grass anglais, la fétuque rouge et le pâturin poussent le mieux entre 15 et 24 °C. En dessous de 5 °C, il ne se passe presque rien.
- La pluie. Les granulés doivent se dissoudre. 5 à 10 mm dans la journée qui suit, c’est idéal. Si Météo-France annonce plus de 20 mm ou des orages, attendez, sinon l’engrais ruisselle. S’il ne pleut pas, arrosez après l’épandage.
- Le dernier apport. Moins de trois semaines, c’est trop tôt, quelle que soit la météo.
C’est exactement ce que l’application évalue chaque jour. Voici le résultat pour un jardin à Lyon le 17 septembre 2026 :

Le score est de 77 sur 90, un très bon moment. Il fait 22 °C, septembre est la bonne période pour l’engrais d’automne, et le dernier apport remonte à 22 semaines. Il manque seulement la pluie, alors l’application conseille d’arroser après l’épandage. Environ 5 mm suffisent pour dissoudre les granulés. En cas d’arrêté sécheresse dans le Rhône, mieux vaut attendre une pluie annoncée.
Et l’été ?
En juin, juillet et août, l’application considère l’été comme une période d’apport léger pour les graminées de climat tempéré. La saison compte moins que le printemps et l’automne, mais elle ne bloque plus : par une journée douce et humide, l’application peut donner le feu vert. Ce qui freine, c’est la chaleur et la sécheresse. Au-delà d’environ 28 °C, le score baisse nettement, et au-dessus de 32 °C ou en période de sécheresse, elle conseille d’attendre, car l’azote brûle alors plus qu’il ne nourrit. À Lyon comme dans une grande partie de la France, les étés chauds et secs donnent souvent raison à cette prudence. Si votre été est doux et humide et que vous voulez faire un apport en juin, prenez un engrais à libération lente, arrosez-le et renoncez-y en cas de sécheresse.
Jusqu’à quand mettre de l’engrais en automne ?
L’engrais automne est l’apport le plus utile de l’année, car le potassium rend le gazon plus résistant au froid et à la fusariose. Épandez-le en septembre ou début octobre, tant que le sol est encore chaud. En novembre, le sol est trop froid et l’engrais est lessivé pendant l’hiver.
Quelle quantité mettre ?
Cela dépend du pourcentage d’azote indiqué sur le sac et de la surface de la pelouse. Le calcul, avec un jardin de 325 m² à Lyon comme exemple, est dans Quelle quantité d’engrais pour la pelouse ?
What a Green Lawn consulte chaque jour la météo de votre jardin et donne un score pour l’engrais, le regarnissage et la scarification, pour savoir quel week-end sortir l’épandeur.